mardi 28 mars 2017

Chronique de trajets parisiens



Difficile de reprendre son souffle dans la course effrénée du quotidien.
Métro, boulot, dodo. Se lever n’est pas un problème, mais lorsqu’il faut quitter le nid, on traîne.
Dans les transports, la rame est bondée, je n’ai pas le choix. Et le train qui ralentit ou s’arrête pour trafic perturbé, ça arrive. Le temps passe et je reste impassible, je lis, je m’enferme dans ma bulle, le retard n’a plus de prise sur moi. Peut-être la force de l’habitude ?
Les voisins qui se touchent, se poussent, s’énervent ou s’insultent me font de la peine. La foule fait ressortir une telle violence en chacun. Je ferme les yeux, je suis sur une plage corse, complètement absorbée par la beauté de la nature paisible.
Telle un automate, je poursuis mon chemin et j’arrive au bureau. Retard ou pas, personne ne relève. Paris blase, son quotidien n’étonne plus.
Des trajets dans les transports en commun à Paris où je ne garde que le beau : 

le "Paradis blanc"dans le métro, le sourire de passagers inconnus, les dévoreurs de séries, les joueurs de Candy Crush, les musiques incongrues des écouteurs, les valises des débuts et fins de week-end, les lecteurs imperturbables, les conversations personnelles, les travailleurs fatigués. Et moi qui les observe.
Santa Giulia, paradis sur terre

lundi 20 mars 2017

Être juiniste



A l’instar des juillettistes ou aoûtiens, l’été dernier nous avons été juiniste (ou junien). Nous avons pris nos congés au mois de juin et avons honteusement fait louper des jours d’école aux filles. L’occasion se présentait, on a réfléchi deux secondes et demi, et nous avons réservé nos vacances en Corse.
C’était une belle expérience de voyager en décalé des autres vacanciers. On se sentait un peu privilégiés comme dans la pub du Loto.  
Partir en vacances en juin est une option qui présente des avantages et des inconvénients. 
Avec le recul, en voici quelques-uns.
Les + :
On profite de la longueur et de la lumière des jours d’été,
on a peu de monde sur la route, sur les plages, à la piscine…,
on a des tarifs plus bas qu’en pleine saison,
on a le plaisir de partir vite en vacances dès que l’envie se fait sentir,
on bénéficie d’une météo douce et ensoleillée, presque moins risquée qu’en août.
Les - :
On trouve le reste de l’été très long sans partir,
on accumule la fatigue en attendant les vacances suivantes à la Toussaint,
on a l’impression de tronquer la fin d’année scolaire et on manque certaines étapes (fête de l’école),
on ne peut pas faire les soldes des vêtements d’été avant de partir.
on ne bénéficie pas de tous les services de pleine saison. 

Malgré tout, on ne regrette pas une seconde. Car la Corse calme et peu envahie est d'une douceur infinie. Cette pause a rechargé nos batteries pour des mois. Nous en parlons encore comme de nos plus belles vacances. 
Nous ne le referons pas cette année, c'est quand même problématique pour l'école. Mais lorsque les filles seront toutes en collège, les cours se terminant plus tôt c'est une option parfaite! 
Et vous? Avez-vous déjà fait louper l'école pour les vacances? D'autres avantages ou inconvénients à noter?   
Sirène de piscine by Les Petites M
Palombaggia Corsica by Les Petites M
Cala Rossa by Les Petites M

jeudi 16 mars 2017

De l'importance de la pause du mercredi




Bientôt 10 ans de temps partiel, 10 ans de mercredis jolis et je mesure ma chance.
Une seule petite journée en milieu de semaine et c’est toute la famille qui souffle. 
Dès le réveil, les enfants sont de bonne humeur à la perspective de la pause de l’après-midi, le mari n’a aucune contrainte familiale dans sa journée de travail et passe un peu de temps avec nous. 

Bien sûr, il y a la réalité: les enfants excités, le marathon d’activités ou les rendez-vous médicaux.
Mais il y a aussi une petite routine ronronnante et rassurante : le petit tour en centre-ville, les courses, le café des copines, ma pause sur le canapé avant de ressortir chercher les enfants à l’école.
Puis nos déjeuners entre filles, la série Friends à la télé, le temps calme pendant qu’on prépare un gâteau pour le goûter. Parfois une belle parenthèse à la médiathèque ou au parc de Sceaux. Ou parfois même, comme sur cette photo, une sortie exceptionnelle pour une avant-première. Le film Disney La Belle et la Bête a fait l'unanimité! 

Et tranquillement le fameux tunnel des 3D : devoirs / douche / dîner. Ce jour-là ce n’est pas la course, et même si on n’est pas dans le timing, ça a moins d’importance.
Le mercredi, je suis une mère-credi à part entière, la maman présente, moi qui ne m’imagine pas une seconde être mère au foyer. 

Je ne comprends pas que ce mercredi en temps partiel, cette bouffée d'oxygène pour toute la famille, ne soit pas possible pour tous les parents qui le souhaitent. Ce temps est si précieux et l’enfance n’est qu’un court instant dans une vie.

10 ans plus tard, les enfants ont toujours autant le cœur en joie de voir leur maman devant l’école à 11h30.
10 ans plus tard, je ne culpabilise plus de laisser deux enfants sur trois au centre de loisirs de temps en temps, pour profiter d'un tête à tête mère fille.
C’est un bel équilibre et une réelle chance pour eux, pour moi, pour notre famille. 
J’ai conscience de cette chance et j’aimerais tant qu’elle soit légitime dans toutes les familles. Je pense à tous les parents qui subissent un rythme qui ne leur convient pas ou qui n’ont pas le choix.
Les trois Belle chez Disney