mercredi 16 août 2017

Ma vie de lectrice en 11 questions

Je vais suivre le tag qui circule "Problèmes de lecteurs" et en dévoiler un peu plus sur ma vie de lectrice.

1 : Tu as 20.000 livres dans ta PAL. Comment décides-tu de ta prochaine lecture ?
Tout dépend de l’envie du moment, si je veux juste un page turner simple à lire dans les transports ou si j’ai besoin d’un feel good book (d’autres diront de la chick-lit, littérature de poulettes).
Quand je veux de l’émotion, je me plonge dans des récits de famille, d’histoires vécues ou d’enfance.
Si j’ai envie de me faire peur et que je me sens suffisamment en forme pour me lancer dans un polar, je fonce !
Et j’ai aussi des phases de curiosité historique intenses et je me plonge dans un roman historique. Souvent, je suis bonne lectrice de tout ce qui a trait à l'histoire des rois de France. J’ai adoré Charly 9 de Jean Teulé.

 2 : Tu as lu la moitié d'un livre et tu ne l'aimes pas. Tu abandonnes ou tu continues ?
Je suis incapable d’arrêter un livre en cours, c’est vraiment très rare. J’ai besoin de me faire une idée sur l’ensemble, quitte à lire en accéléré la fin car j’ai hâte de passer à autre chose.
Je crois toujours que la fin peut me surprendre, me faire aimer l’ensemble et me raccrocher à tout ce que j’ai lu avant.
Bref, je donne toujours une chance à l’auteur, et je me donne l’impression de respecter son travail. 

3 : Est-ce que tu essaies de lire le maximum de livres dans une course effrénée à la soif de lecture ?
La lecture n’est pas une course, c’est un plaisir. Et il peut se passer plusieurs jours sans que j’ouvre un livre. Et quand j’en ai très envie, je trouve toujours des solutions pour avoir le temps de le faire.
J’ai des phases où je dévore et d’autres où je passe plus de temps sur mon téléphone… Mais en vrai, je rêve d’un métier qui consisterait à lire, tout le temps. 

4 : Les couvertures d'une saga/série que tu aimes ne se ressemblent pas... Comment tu gères ça ?
Je m’en moque puisque j’ai appris à lâcher prise sur l’objet livre pour n’en apprécier que le contenu. Chez moi, les livres sont disséminés partout, et bien souvent je ne les garde pas, je préfère les donner pour qu’ils continuent de vivre plutôt que de dormir dans une bibliothèque. Je n’ai pas ce côté collection du livre. 

5 : Tout le monde aime un livre que toi tu n'aimes pas. A qui en parles-tu du coup ?
J’en parle à ceux qui l’ont lu et aimé. C’est toujours intéressant de comprendre ce qui a fonctionné chez eux et pas chez moi, et pourquoi. Parfois, je comprends et j’adoucis mon propos sur mon avis trop tranché. La confrontation de points de vue est toujours riche.
Par exemple, j’ai commencé à lire Virginie Grimaldi avec son deuxième roman « Tu comprendras quand tu seras plus grande » et j’ai été agréablement surprise. J’ai donc continué avec son premier roman « Le premier jour du reste de ta vie » qui lui m’a ennuyé alors que l’ensemble de la blogosphère parentale était unanime. 

6 : Tu es en train de lire dans un lieu public et tu sens que tu vas pleurer ? Qu'est-ce que tu fais ?
Bah, je pleure, ça ne me gêne plus. C’est bon de se laisser aller à ses émotions. De toute façon, ça m’arrive tellement souvent que j’ai appris à faire avec, au cinéma c’est pareil.
Les gens sont parfois surprenants d’ailleurs, soit ils m’ignorent volontairement, ou me scrutent bizarrement, et certains me proposent leur aide en pensant que j’ai un réel problème. 

7 : La suite d'un livre que tu aimes vient de sortir mais tu as oublié pas mal de choses. Que fais-tu ? Tu relis le précédent ? Tu trouves un synopsis? Tu pleures de frustration ?
Si j’ai encore le livre, je le relis en diagonale, ou en effet, je cherche un synopsis pour me le remettre en tête. Je fais pareil avec les séries. 

8 : Tu ne veux pas prêter tes livres. Comment dis-tu non gentiment si on te pose la question ?
En fait, je les propose même spontanément. Ça me fait tellement plaisir de partager ces moments de lecture que je les donne sur Instagram.
Il y a très peu de livres que j’aurais du mal à prêter. Peut-être ce recueil de poésies d’une voisine de mes parents quand j’étais enfant, qui m’avait écrit un poème, car je sais que je ne le retrouverais pas. Sinon, je donne sans souci, car je sais que je peux le retrouver si j’en ai envie. 

9 : Tu as choisi et reposé 5 livres le mois passé. Comment gères-tu ta panne de lecture ?
Ça peut arriver. Même si 5 livres c’est beaucoup ! C’est souvent lié à la fatigue, donc je me tourne vers un livre simple, pas trop gros, et qui n’endort pas ! Quand je suis en panne de lecture, c’est que je suis fatiguée ou que j’ai un petit moral. Dans ce cas, le meilleur remède est de s’évader par la lecture. 

10 : Il y a tellement de nouveaux livres que tu rêves d'acheter. Combien en achètes-tu réellement ?
Aucune idée, c’est par phase où je remplis mon stock de pile à lire. Ou lorsque je vois passer un coup de cœur. Je vais avec la référence d’un livre et je ressors avec d’autres…
Je me tiens au principe de ne prendre que des livres de poche, c’est plus économique et je peux attendre une année après la sortie. Et c’est surtout beaucoup plus simple à transporter !
Je me fournis aussi souvent dans les vide-greniers pour un euro, et là, je ne me donne aucune limite pour moi comme pour mes filles. Je suis tellement heureuse de les voir boulimiques de lecture que j'essaie de les nourrir au maximum, et heureusement qu'il y a aussi la bibliothèque municipale!
Parfois, je craque et je ne peux pas attendre. Je suis passée plusieurs jours devant La Tresse de Laetitia Colombani et j’ai craqué. Et j’ai pris La servante écarlate de Margaret Atwood car je ne voulais pas attendre et le lire rapidement avant d’entamer la série. 

11 : Après les avoir acheté, combien de temps restent-ils dans ta PAL avant que tu ne les lises ?
Ca dépend vraiment de l’engouement que j’ai pour le livre. Pour certains je veux le lire tout de suite et je me dépêche de terminer ma lecture en cours ! Pour d’autres, deux ans plus tard ils sont toujours dans la pile et je me demande pourquoi je l’ai acheté… Il faut vraiment que je sois à cours pour que je le lise du coup… (et ça n’arrive jamais !)

A vous de suivre si vous le souhaitez, je ne taggue personne en particulier. 

mercredi 9 août 2017

Le Chinatown parisien


Lorsque les enfants sont absents, je fais la touriste à Paris et j’en profite pour vadrouiller dans des quartiers où je mets rarement les pieds.
Lorsque Localbini m’a proposé de tester leur visite de Chinatown avec un biniguide, j’ai tenté. Les visites proposées sont surtout des expériences culinaire, photographique, artistique, historique… Il y a des expériences vraiment épatantes à vivre dans plusieurs villes européennes.
C’est l’occasion de découvrir une ville sous un visage différent avec une personne du quartier. Le 13e arrondissement de Paris, dit chinatown ou triangle d’or (entre l'avenue de Choisy, l'avenue d'Ivry et le boulevard Masséna) est un lieu que j’ai beaucoup arpenté étudiante car j’habitais juste à côté. C’était un réel plaisir de replonger dans cette petite Asie de Paris.
Avec notre guide, je me suis remise dans le contexte de cette communauté de Boat People, plutôt vietnamiens, cambodgiens, laotiens que chinois.
J’ai aussi découvert l’historique de ces grandes tours des Olympiades et de Masséna, initialement construites pour loger les cadres en plein boom immobilier parisien. Celles-ci étant boudées, trop chères, trop grandes, elles ont servi à l’accueil de l’arrivée massive des boat people.
Nous avons parcouru le quartier, découvert les temples, et noté les bonnes adresses de restos. Nous avons terminé par une séance de shopping accompagné chez Tang Frères. Quel plaisir de se faire enfin décrypter certains mets asiatiques inconnus ! Entre la préparation de tel légume biscornu, et la recette d’apéro avec le pâté vietnamien ou de légumes fermentés, je ne suis pas rentrée les mains vides !

mercredi 2 août 2017

Chartres en lumières

Quand on parle de la ville de Chartres, on pense immédiatement à sa cathédrale. Pour moi, c’est aussi ma ville de naissance, la "grande ville" de mon enfance à la campagne.
J’ai pris plaisir à faire découvrir Chartres à mon amoureux il y a bien longtemps, mais je n’avais jamais eu l’occasion de la parcourir avec les filles. 
Nous avons enfin pris le temps de venir admirer la ville historique mise en valeur par les scénographies de Chartres en lumières.
L’animation Chartres en lumières existe depuis 2003 et gagne en popularité au fil des années. Le travail du son et de la lumière est une réussite pour mettre en valeur le patrimoine de la ville. J’avoue avoir été vraiment impressionnée. 
Ce ne sont pas seulement des projections sur les bâtiments, mais de véritables animations qui utilisent les reliefs pour faire revivre les pierres.
Les scénographies présentées n’utilisent pas seulement les façades (cathédrale, musée des Beaux-Arts, église Saint-Pierre, théâtre, médiathèque) mais aussi les ponts et lavoirs du bord de l’Eure, et c’est féérique ! 
Avec les enfants, nous avons utilisé le petit train pour la balade commentée puis nous nous sommes attardés à pieds sur quelques sites. Prévoir d’arriver 30 minutes avant le départ car le train se remplit vite ! (7,50 euros pour les adultes et 4,50 euros pour les enfants).
J’ai également noté qu’il aurait été bien agréable de suivre le parcours en vélo et qu’il y a même des balades en canoë-kayak d’une durée de 2 heures qui sont proposées.
En tout cas, j’ai été ravie de montrer ce visage de Chartres à mes filles, et de redécouvrir un peu aussi la ville moi-même.
La prochaine fois, nous irons un mardi ou un samedi pour suivre la visite guidée de l’Office de Tourisme avec une conférencière.

Chartres en lumières, gratuit, du 8 avril au 7 octobre 2017, 
tous les soirs, à la nuit tombée jusqu’à 1h du matin. 
Office de tourisme, 8, rue de la poissonnerie, 28000 Chartres, 02 37 18 26 26 info@otchartres.fr

vendredi 28 juillet 2017

David Hockney à Pompidou

Pour notre dernière soirée sans enfants, nous avons voulu prendre le temps d’aller voir l’exposition David Hockney au Centre Georges Pompidou et nous n’avons pas été déçus !

Quel plaisir de plonger dans l’univers de l’artiste, d’errer dans les salles du musée et de partager ses impressions à chaud. Nous nous revus ensemble au Moma ou au Met à New York. Je vais très souvent seule aux expositions, pour une question de temps et d’organisation, mais c’est vrai que de pouvoir la vivre à deux, la visite prend une autre dimension. 

Pour la rétrospective Hockney, nous étions sur la même longueur d’ondes. Nous avons bien sûr aimé sa période Los Angeles et son travail passionnant sur le rendu de l’eau de la piscine. Mais nous avons aussi découvert des portraits sublimes et un rendu très réussi avec les Polaroïds et joiners
Cerise sur le gâteau, (je ne vous dévoile pas tout) les dernières salles avec les œuvres numériques et vidéos (par exemple Les Quatre Saisons) nous ont fait passer un merveilleux moment.
Bien sûr, il y a encore un peu de monde mais pour un jeudi soir (et une fermeture à 23h) c’était vraiment raisonnable. Je vous recommande de ne pas louper la (re)découverte de cet artiste contemporain. Ce fut un coup de cœur, comme pour Ron Mueck ou EdwardHopper.
 
Pour clore cette jolie soirée, nous avons boudé le food truck de Michalak installé sur le parvis (peu attrayant et un prix qui ne vaut pas les produits selon nous) et avons foncé sur une valeur sûre, Joe Allen. 

David Hockney, Place Georges Pompidou, 75004 Paris,
Du 21 juin au 23 octobre 2017. De 11h à 21h (jeudi 23h).
Billet musée et expositions, 14 euros.

Les autres chroniques musée et expos sont par là :